Les musulmans peuvent-ils juger les péchés des autres?
Au nom d'Allah, le plus gracieux, le plus miséricordieux.
Tous les éloges et remerciements sont dus à Allah, et la paix et les bénédictions sont sur son messager.
Dans cette fatwa:
Dans l'islam, seul Allah peut juger les intentions des gens et les résultats finaux. Cependant, les musulmans sont encouragés à conseiller les autres lorsque des péchés publics clairs sont observés, tant que cela est fait respectueusement et sans arrogance. L'objectif est la réforme, et non l'humiliation, et des conseils devraient être donnés avec pitié, en particulier dans les sociétés non musulmanes.
Répondant à votre question, Sheikh Ahmad Kutty, maître de conférences et universitaire islamique à l'Institut islamique de Toronto, Ontario, Canada, déclare:
Jugement dans l'islam: miséricorde, sagesse et responsabilité
Dans l'islam, la prudence et l'humilité sont essentielles lorsqu'ils s'engagent avec les autres, en particulier en matière de jugement. Les musulmans ne sont pas autorisés à juger ce qui réside dans le cœur de quelqu'un ou à déterminer son sort ultime, car cette connaissance appartient uniquement à Allah. Le Coran déclare: {En effet, Allah est le seul à juger entre eux.} (An-nahl 16: 124)
Cependant, l'islam permet aux musulmans d'offrir des conseils sincères et de se tenir mutuellement responsables des actes d'actes répréhensibles clairs, mais toujours dans des limites éthiques et respectueuses.
La différence entre condamner et conseiller
L'islam fait une distinction claire entre la condamnation sévère et les conseils sincères et compatissants. Vous trouverez ci-dessous les principes clés à retenir:
Le prophète (que la paix soit sur lui) a dit: “Quiconque voit un mal, qu'il le change avec sa main; s'il ne le peut pas, alors avec sa langue; et s'il ne le peut pas, alors avec son cœur.” (Musulman)
Bien que les musulmans soient encouragés à répondre aux actes répréhensibles, cela doit être fait avec la sagesse, et non sur l'auto-justice ou la supériorité.
Le prophète (que la paix soit sur lui) a également averti: “Si un homme dit:” Les gens sont ruinés “, il est le plus ruiné de tous.” (Musulman)
Ce hadith nous apprend que la condamnation des couvertures est spirituellement dommageable. Notre objectif doit toujours être une correction douce et une réforme positive, pas un jugement ou une exclusion sévère.
- Actions extérieures par rapport aux intentions intérieures
Les musulmans peuvent évaluer le comportement public si nécessaire, en particulier pour maintenir l'éthique communautaire. Cependant, personne n'est autorisé à juger le cœur ou l'intention d'une autre personne. Comme Ibn `Umar l'a rapporté:« Nous jugeons les gens par ce qui est apparent et laissons leurs secrets à Allah. » (Al-Bukhari)
- Répondre dans des contextes occidentaux
Les musulmans vivant dans des sociétés non musulmanes sont confrontées à des défis uniques. Dans de tels contextes, la réponse à des actes répréhensibles apparentes devrait être privé, respectueux et compatissant – pas conflictuel ou honte publique. L'objectif est de construire des ponts, pas des murs.
Résumé de l'approche islamique pour juger les autres
- Non – les musulmans ne peuvent pas condamner ou porter un jugement final. C'est un droit réservé à Allah seul.
- Oui – les musulmans peuvent conseiller et guider les autres lorsqu'ils sont témoins de torts publics clairs, mais cela doit être fait avec la sagesse, l'humilité et la gentillesse.
- Objectif – Encourager la réforme par la miséricorde, et non en nuisant à la réputation ou en humiliant les autres.
Rassasons toujours l'enseignement prophétique: «Rend les choses faciles, pas difficiles; donnez des nouvelles heureuses et ne repoussez pas les gens.» (Al-Bukhari et musulman)
Pour en savoir plus, lisez ce qui suit:
Le mauvais comportement de certains musulmans me fait douter de l'islam
Allah tout-puissant sait le mieux.
