PARIS, FRANCE – Le Sénat français vote pour interdire aux femmes musulmanes de faire du sport avec le hijab.

Ceux qui ont voté pour la décision ont déclaré que cela avait été fait au nom de la soi-disant neutralité religieuse pour cibler les femmes musulmanes.

Maria De Cartena, une défenseure des droits de l’homme en France, affirme que la mesure vise à supprimer toutes les formes de subjectivité musulmane, y compris la foi et le culte, la culture et l’expression politique.

Fait rare, le gouvernement d’Emmanuel Macron s’est opposé à la décision controversée, qui a présidé à certaines des restrictions les plus restrictives imposées aux musulmans ces dernières années.

De Cartena a déclaré que la décision était institutionnalisée car elle a été adoptée avec 160 voix contre 143 à la chambre haute mardi.

De Cartena a également travaillé avec le groupe Coordination Against the Separatisme Law. Le gouvernement français prétend lutter contre « l’extrémisme islamiste », mais les critiques disent qu’il impose des restrictions à la liberté religieuse et cible injustement les musulmans.

Après une série de restrictions ces dernières années, le Sénat français prend à nouveau des mesures pour restreindre l’immigration musulmane. De Cartena prétend contourner la dernière décision, et le Sénat « prouve que l’islamophobie est permanente et omniprésente dans la politique, la loi et les médias ».

Selon une étude réalisée plus tôt ce mois-ci, les médias français accordent beaucoup de temps d’antenne aux voix d’extrême droite et amplifient leurs opinions.

Le Parlement français a adopté une loi interdisant aux femmes musulmanes de porter le hijab lors des sorties scolaires de leurs enfants, un symbole qu’il considère comme une menace pour tout ce que représente la République.

Macron a soutenu cette décision à l’époque, ce qui a contribué au récit du gouvernement selon lequel la lutte contre le « séparatisme musulman » était une lutte quotidienne, selon De Cartena.

L’accent mis par Macron sur la minorité musulmane du pays de 5,4 millions de personnes, alors même que la France fait face à une pandémie de grippe massive, a involontairement exacerbé les insécurités quant à la place de la France dans le monde et son sentiment d’identité.

Avant l’élection présidentielle, qui n’est qu’à quelques mois, les partis de gauche et de droite du spectre politique se bousculent pour paraître durs envers les pratiques musulmanes.

La loi anti-séparatisme de Macron a été amendée par le parti de droite Les Républicains pour mentionner explicitement « le port du voile ».

De Cartena craint que la dernière décision interdisant aux femmes de participer à des sports jusqu’à ce qu’elles se conforment aux diktats de l’État ne fera qu’exacerber la « ségrégation des musulmans du reste de la société ».

De Cartena a expliqué que le but ici est d’interdire de plus en plus de symboles islamiques.

Dans un sens plus large, dit De Cartena, « l’islamophobie n’est pas une question de parti en France ; c’est un problème système ! L’islamophobie se retrouve à tous les niveaux de la société : au niveau gouvernemental, au niveau de la police et même au niveau judiciaire.

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