Selon un rapport de Greenpeace, l’installation de panneaux solaires dans dix grandes mosquées du Moyen-Orient, d’Afrique, d’Asie de l’Est et d’Europe permettra d’économiser des milliers de tonnes d’émissions de dioxyde de carbone par an.

Les groupes environnementaux affirment que tirer parti de la performance environnementale des mosquées peut également avoir des avantages considérables, en particulier des problèmes écologiques pour les communautés.

Parmi les mosquées que Greenpeace a analysées en détail figurent Masjid Al Haram à La Mecque, la plus grande mosquée du monde, et la mosquée Al Nabawi à Médine. Pendant ce temps, la mosquée centrale de Glasgow, dans la ville écossaise où se tient la conférence sur le changement climatique Cop26, installe actuellement des panneaux solaires financés par Islamic Relief.

Le rapport, intitulé The Green Mosques Initiative, est un rapport publié par Greenpeace et Ummah for Earth, une alliance de groupes environnementaux et d’experts qui vise à soutenir les communautés musulmanes du monde entier.

Dans le rapport, Ghiwa Nakat, directrice exécutive de Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord, a souligné l’importance de mettre en évidence l’innovation et les solutions axées sur la communauté.

Elle a déclaré que ce rapport démontre le potentiel de la communauté musulmane à faire partie de la solution non seulement grâce à des avantages environnementaux directs, mais également à son potentiel d’avoir un impact sur de nombreuses personnes en tant que centre de vie culturelle, spirituelle et communautaire.

On estime que la solution consistant à installer des panneaux solaires dans les mosquées permet d’économiser 375 420 dollars par an à la mosquée al Nabawi, le chiffre le plus important, et environ 373 200 dollars à la mosquée des Omeyyades à Damas, en Syrie.

Pendant ce temps, si des panneaux photovoltaïques (PV) sont installés dans 10 mosquées, les émissions de carbone seront réduites de 12 035 tonnes par an, dont Masjid Al Nabawi produit la plus grande réduction, ce qui permettrait d’économiser 3 199 tonnes de dioxyde de carbone par an.

Les chiffres indiqués dans le rapport résultent du travail de chercheurs de l’Université américaine de Beyrouth, de la Fondation libanaise pour les énergies renouvelables et du Conseil national pour la recherche scientifique au Liban.

Nouhad Awwad, un militant du projet Ummah for Earth à Greenpeace Mena, a déclaré que s’ils continuent d’exiger des politiques qui assurent la justice climatique, ils doivent également prendre l’initiative et établir des solutions qu’ils peuvent mettre en œuvre eux-mêmes, comme ils l’ont fait à la mosquée centrale de Glasgow ce la semaine.

L’année dernière, des panneaux solaires ont été installés dans une autre mosquée d’étude, la mosquée Istiqlal à Jakarta, qui peut désormais utiliser une partie de l’électricité qu’elle produit elle-même.

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