Le point de vue d'un enseignant musulman sur Noël dans les écoles publiques

Le point de vue d'un enseignant musulman sur Noël dans les écoles publiques

À l’approche des vacances, certaines tensions s’accentuent également à propos de la célébration de Noël dans les écoles publiques.

Certains estiment que leur capacité à utiliser le mot « Noël » a été réduite à néant.

Le politiquement correct est cité comme rendant les gens invisibles.

Dans certaines régions, les concerts et les chants de Noël du passé ont disparu.

Au lieu de cela, certains estiment qu’ils peuvent seulement dire « Joyeuses Fêtes », organiser des « Concerts d’hiver » et installer des « Arbres de Noël ».

Il existe un ressentiment de plus en plus grand envers cette perception de Noël retiré du dialogue dans les écoles publiques.

“Nous célébrons leurs vacances ; pourquoi ne pouvons-nous plus célébrer Noël ?”

Supprimer Noël du dialogue des écoles publiques est-il un objectif de ceux qui cherchent à rendre l’école publique plus équitable et inclusive ? La réponse est un « NON » catégorique.

Noël est une célébration observée par une partie importante de nos communautés.

Son esprit doit être reconnu et partagé dans le cadre des écoles publiques.

Les arbres de Noël peuvent être présents et il n'est certainement pas problématique de souhaiter aux personnes qui les observent un « Joyeux Noël ».

Même si personne ne souhaite retirer Noël du discours général, on tente de le « décentrer » en le faisant passer du statut de célébration dominante de l’école publique.

La démographie de notre pays est en constante évolution.

Noël était autrefois considéré comme la principale fête canadienne, mais il est maintenant l'une des nombreuses célébrations canadiennes.

Pourtant, cette évolution est ignorée dans de nombreuses écoles publiques.

Au moment de Noël, des arbres, des lumières, des décorations et des chansons sont souvent apportés et partagés avec les écoles et les étudiants.

Généralement, parce que le personnel ne reflète pas la plus grande diversité des communautés qu’ils servent.

La majorité célèbre Noël et apporte son esprit à l’école avec eux pendant des semaines.

Même si cet esprit ne pose aucun problème, c'est souvent le silence et le manque de reconnaissance des nombreuses autres célébrations de la même manière qui posent problème. C'est même blessant.

La joie est pour tout le monde

Chaque fois qu'il y a reconnaissance d'autres festivals/cultures/célébrations, c'est généralement par le biais d'une présentation dans un petit cadre.

Demande souvent à ses observateurs de porter leurs « costumes » traditionnels et d’apporter une partie de leur « nourriture traditionnelle ».

Le point de vue d'un enseignant musulman sur Noël dans les écoles publiques - À propos de l'Islam

S’ils sont reconnus, ils ne reçoivent souvent pas le même niveau de reconnaissance que Noël.

Le passage aux « Concerts d’hiver » ne vise en aucun cas à dévaloriser Noël mais plutôt à le situer dans le contexte d’une réalité plus large.

Nous vivons désormais dans un monde diversifié accessible sur simple pression d’un bouton sur un clavier.

Le sentiment « d’invisibilité », que certains ressentent à Noël, est ce qui arrive régulièrement à de nombreux groupes de personnes et de cultures dans notre système.

Alors que nous nous efforçons de développer une société canadienne inclusive, nous devons reconnaître et célébrer de manière égale avec tous.

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Diwali, Hanoucca, l'Aïd, Kwanzaa, le Nouvel An chinois, Kushali et bien d'autres belles célébrations sont désormais véritablement canadiennes.

Cela signifie ne pas le réduire à une journée « samosa et sari » (habillez-vous et apportez votre nourriture), mais donnez à ces célébrations un espace similaire à celui de Noël.

Il ne s’agit pas de remplacer Noël. Il s'agit de reconnaître que nous faisons partie d'une société cosmopolite.

Nous organisons de nombreuses célébrations diverses. Dans un système scolaire public, une célébration ne devrait pas être considérée comme plus importante qu’une autre.

En travaillant ensemble, nous pouvons faire en sorte que notre société soit véritablement inclusive, notamment en étant capables de dire « Joyeux Noël » et de le reconnaître comme UNE des nombreuses célébrations que nous avons le privilège de partager au Canada.

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